Desberg en harmonie ...

Dans quelques semaines (début juin), vous découvrirez Cassio, nouvel album signé d'un des maîtres actuels du scénario franco-belge, Monsieur Stephen Desberg. En quelques années, ce belge d'origine américaine est devenu une des plus belle plumes du neuvième art pour qui il écrit des scénarios touchant à des univers trés différents. Humour, histoire, polar, aventure, Desberg a dans son arc des flêches qui font systématiquement mouche dans le coeur des bédéphiles qui ont trouvé en lui l'assurance d'une qualité parfois difficile à trouver parmi les quatre mille ouvrages qui sont sortis cette année.

D'IRS au "livre de la jungle", de "Sang Noir" à "Scorpion", Desberg n'en fini pas de raconter des histoires et c'est bien là sa passion, cette part de lumière qu'il nous donne à chaque albums.
S.Desberg: (extrait de l'émission spéciale consacrée à Stephen Desberg)
"Je n'avais jamais pensé faire de la bande dessinée. Pendant de nombreuses années j'ai hésité entre la musique et l'écriture. C'est ma rencontre avec Maurice Tillieux à la fin des années 70 qui a tout changé. Il m'a fait confiance et m'a permis trés rapidement d'écrire mes propres scénarios".
"Dans mes personnages il y a surement un peu de moi, c'est sur même, l'écriture me permet de me livrer, c'est comme la musique, certains personnages ont une musique intérieure, une harmonie particulière même si c'est le dessinateur qui donne le ton à un album, mes rencontre avec les dessinateurs sont décisives dans la réussite d'un album..."

J'ai rencontré Stephen Desberg a plusieurs reprises, c'était pour moi un homme timide et complexe, intelligent et portant en lui cette part d'inconnu qui fait certains hommes différents des autres et je tiens à vous dire que je n'étais pas forcément trés rassuré d'aller à sa rencontre, chez lui à Bruxelles, pour cette émission spéciale que je souhaitais lui consacrer. J'avais bien travaillé mon interview mais si l'alchimie ne vient pas, si le journaliste et l'artiste ne se comprenne pas .... l'interview est impossible.
Les premiers instants chez Stephen ne m'ont pas rassuré, je le sentais timide et un peu distant d'autant plus que Stephen est un oiseau de nuit et que nos caméras en pleine journée ...bref une ambiance douce mais sur le fil...
Après quelques questions, je sens que Stephen est prêt à ma parler, à me donner une part de son jardin secret, à livrer malgré les caméras et les lumières une part de sa vie, une part de ses hier et de ses lendemains.
Et Stephen s'ouvre à nous, il nous évoque sa passion pour l'écriture et la musique, deux harmonies qui nourrissent sa vie depuis fort longtemps, Stephen est un compositeur, il est un créateur et il ne triche pas. Stephen se met à jouer quelques notes sur son piano, je comprends mieux son univers fait d'ombres et de lumières, de forces et de faiblesses, une donnée qui revient souvent dans ces albums, Stephen ne créé pas des supers héros mais des êtres à la recherche de leur propre histoire, des êtres qui cherchent la lumière.
Nous suivons Stephen dans le quartier du parlement belge ou l'on peut trouver au coin d'une rue un mur représentant un de ses personnages fétiches, "Le Scorpion", puis nous allons dans un parc pour finir le portrait, Stephen nous évoque sa passion pour les grands espaces, pour l'afrique entre autre, il se sent citoyen du monde et c'est ainsi qu'on le connait et qu'on le comprend dans ses albums.
Merci Stephen et pour vous, rendez-vous début juin pour découvrir son portrait.