Belem à la folie.

C'est l'un des mes trés grands coup de coeur du festival d'Angoulême. Celà faisait déjà un bon bout de temps que j'avais lu l'ouvrage et remarqué ce style graphique incroyablement réaliste et touchant signé par Jean-Yves Delitte.
J'ai donc rencontré le bonhomme car c'est un sacré gaillard, belge, costaud, la gouaille facile, le contact évident, un homme qui ressemble à son dernier bijou, alchimie parfaite d'aventures et d'exotisme.

Le récit se situe à la fin du 19ème siècle, en 1896 pour être précis, le Belem, trois-mâts relativement petit mais trés robuste avec sa coque d'acier s'en va donc sous le commandement du Capitaine Lemerle qui effectue en ce chaud mois de juillet son dernier périple sur l'Atlantique.
Parti de Nantes, le Belem va mettre près de cinquante jours pour rejoindre Montevideo ou 121 mules vont embarquer dans les cales du navire pour le compte du chocolatier Menier. C'est là que les problêmes vont commencer pour le capitaine et l'équipage puisque un terrible incident va décimer les 121 mules et entraîner de fait une révolte de l'équipage.
Magnifique récit, illustration touchante, travail d'orfèvre tant sur la reconstitution du Belem et des ports de l'époque que sur l'ambiance générale, Jean-Yves Delitte nous emporte dans une aventure magnifique qui devrait connaître une suite...