On dirait le sud, coup de coeur de la semaine
En exclu, mon coup de coeur Métro de la semaine.
« Centre de la France été 1976, la canicule prend ses quartiers dans une petite ville ouvrière. Des personnages se croisent sous le soleil de plomb, un syndicaliste prêt à se faire acheter pas ses patrons, une coiffeuse aguicheuse et mystérieuse, un gendarme qui recherche des enfants disparus, des histoires banales mais qui ne le sont pas réellement. Les esprits vont peu à peu s’échauffer, l’ambiance s’alourdir comme un orage qui ne vient pas, dans la chanson de Nino Ferrer On dirait le sud, le temps dure sûrement et la vie longtemps, dans cette nouvelle série rien n’est moins sur. Cédric Rassat au scénario nous livre une partition joyeusement étouffante, on se laisse emporter dans cette histoire en apparence banale mais juste en apparence. L’histoire est sublimé par un graphisme très étonnant, Raphael Gauthey dessine à la mode cubiste, il y a du Jean Metzinger, du André Lhote, c’est tout simplement beau et parfaitement en adéquation avec l’ambiance caniculaire de l’album. »